Génération Y, réussir son retour d’expatriation

L’expatriation évolue avec la Génération Y.

Ah l’expatriation ! Un mode de vie qui séduit, avec près de 2 millions de français expatriés en 2017, en augmentation de 5% chaque année. Leur nombre a  doublé en 25 ans. Mais c’est surtout un changement plus profond que l’on observe, un changement des codes avec la nouvelle génération:   les frontières ne leur font pas peur; ils voient l’expatriation comme une étape essentielle pour construire sa vie personnelle et professionnelle.

Nous l’avions abordé dans notre article « Génération Y et expatriation: le casse tête des RH et service mobilité! » : fini le « profil type » de l’expat’ et les contrats hyper encadrés. Les jeunes ont la bougeotte, ils sont moteur de leur expatriation pour enrichir leur vie. D’après l’étude HSBC Expat Explorer dédiée à l’expatriation de la génération Y,  37% d’entre eux se sont expatriés pour améliorer leurs perspectives de carrière.

 

Un départ souvent maitrisé, mais un retour souvent difficile même pour la jeune génération

Si cette nouvelle génération part facilement, c’est au moment du retour que cela se complique.

Ces jeunes issus de la génération Y ont parfois enchainé plusieurs destinations, ils n’ont plus beaucoup de repères en France; on les appelle souvent «les français de l’étranger». Une représentante de l’Union des Français de l’Etranger (UFE), plus ancienne association pour les expatriés présente ce retour comme « une expatriation à l’envers. »

Les difficultés auxquelles ils doivent faire fassent à leur retour sont rarement comprises et sont parfois des obstacles bien plus ardus que ceux de leur départ. Anne-Laure Fréant, qui en a fait l’expérience et écrit un Guide du retour en 2016 , qualifie même le retour comme « la plus grande épreuve de toute son expatriation ».

Recherche de logement (avec souvent une période d’essai), immatriculation à la sécurité sociale, ou autres démarches administratives sont les problématiques qu’ils rencontrent, bien souvent mêlées à la prise de poste d’un nouvel emploi. Ces différentes difficultés sont frustantes pour  ces jeunes expatriés, pourtant tellement adaptables…

 

Agathe Estour